samedi 29 août 2009

Pain doré, pêches pochées à la menthe

Je compte trois bonnes raisons d'aimer l'Ontario:

1. Le vin de glace. I rest my case.

2. La 401: pas un nid de poule en vue, un rest area toutes les 45 minutes.

3. Les pêches!

Comme le #3 est en ville pour quelque temps seulement, ça vaut la peine d'en profiter. Je vous propose un nouveau plat pour le brunch du dimanche matin, le pain doré accompagné de pêches pochées dans un sirop à la menthe.

À faire la veille: le sirop à la menthe
2 tasses de feuilles de menthe coupées en chiffonade
1 tasse d'eau
1 tasse de sucre

Amener l'eau à ébullition et y faire fondre le sucre. Ajouter la menthe et laisser infuser pendant une quinzaine de minutes. Retirer la menthe. Refroidir le sirop au réfrigérateur jusqu'au moment de l'utiliser.

J'ai utilisé cette méthode parce que j'avais trouvé un beau gros bouquet de menthe pour pas cher au marché. Si vous n'avez pas de menthe fraîche, vous pourriez sans doute utiliser quelques gouttes d'extrait de menthe. Attention aux déversements accidentels: on me dit que c'est puissant, cette petite chose!

Cette recette donne environ 350 ml de sirop. C'est trop pour notre pain doré, mais le reste pour sera utile pour aromatiser la limonade, le thé glacé ou le rhum, mojito-style.

Le pain doré
Chacun a sa propre recette. La mienne utilise environ 1/4 de tasse de lait et un oeuf par personne, ainsi que pas mal de cannelle et de muscade.

Préchauffer le four. Imbiber le pain de ce mélange, puis le passer à la poêle pour le faire colorer. Mettre au four pendant que vous préparez les pêches.

Les pêches
1 pêche par personne, en quartiers
Un peu de beurre
Sirop à la menthe

Faire fondre du beurre dans une poêle, puis sauter les quartiers de pêche jusqu'à ce qu'ils commencent à colorer. Ajouter du sirop et amener à ébullition. Laisser cuire quelques minutes, mais sans laisser les pêches trop ramollir. On veut que ça se tienne encore, dans l'assiette.

Servir les pêches avec le sirop sur le pain doré. Vous pouvez ajouter de la crème fouettée ou, comme je l'ai fait, un trait de crème fraîche.

jeudi 27 août 2009

Muffins aux bleuets

Des fois, il y a des cochoncetés inattendues. Un muffin aux bleuets, c'est plutôt inoffensif en règle générale. Or, je vous présente ici un muffin qui souffre de personnalités multiples; il se demande s'il est gâteau ou crumble. Avec un résultat étonnant!

Je vous propose d'ailleurs une recette un peu révisée, par rapport à celle de Nick Malgieri que j'ai suivie. On se retrouvait avec une quantité hallucinante de garniture, à ne plus savoir quoi en faire. J'ai pensé la manger à la place de mes céréales du matin, ou la mélanger dans mon yogourt, mais il ne faut pas charrier. À bas le gaspillage!

Je vous suggère aussi d'ajouter du citron, car chaque fois que je mange un des muffins faits selon la recette originale, j'ai le réflexe de dire que c'est ce qui lui manque. Alors, ça va comme suit:

Ingrédients (pour 12 méga-muffins)

La garniture
1/2 tasse de farine
1/4 c. à thé de poudre à pâte
1/4 de c. à thé de cannelle
3 c. à soupe de beurre non salé
1/4 de tasse de cassonade

Les muffins
2 1/2 tasse de farine
2 c. à thé de poudre à pâte
1/4 de c. à thé de sel
1/4 de c. à thé de muscade
8 c. à soupe de beurre non salé, ramolli (mais pas fondu)
3/4 de tasse de sucre
1/2 tasse de cassonade
2 oeufs
1/2 de tasse de lait
Le zeste d'un citron
1 chopine de bleuets nettoyés et bien asséchés

Marche à suivre
Préchauffer le four à 375 degrés Farenheit.

Préparer d'abord la garniture: mettre tous les ingrédients (sauf le beurre) dansn un bol, et bien les mélanger. Faire fondre le beurre, puis l'ajouter en vous assurant de mélanger de manière à bien humecter les ingrédients secs.

On passe ensuite aux muffins. Combiner la farine, la poudre à pâte, le sel et la muscade dans un bol et bien les mélanger.

Battre le beurre, le sucre et la cassonade à la mixette pendant environ une minute, ou jusqu'à ce que le mélange pâlisse un peu. Ajouter les oeufs un à un, en continuant de battre.

Incorporer la moitié du mélange de farine (mais il vous faudra d'abord réduire la vitesse de la mixette, pour ne pas recouvrir le mur d'en face d'une fine couche de poudre blanche.)

Ajouter le lait, le jus et les zestes de citron, tout en continuant de battre à faible vitesse.

Incorporer le reste de la farine.

On donne congé à la mixette, car il faut ajouter les bleuets délicatement. Mélanger une dernière fois, à la spatule, et verser dans les moules à muffins.

Une fois que vos moules sont remplis, divisez la garniture de manière égale sur chacun des petits gâteaux.

Cuire au four pendant une trentaine de minutes, ou jusqu'à ce que les muffins soient dorés et bien cuits (un cure-dent inséré en ressort propre, ou juste teint par les bleuets).

mardi 25 août 2009

La cochonceté du mois: petits pots de crème au chocolat, caramel de figues

La voici, la voilà, la cochonceté du mois d'août. Si j'ai pris mon temps pour la trouver, c'est que les vacances se sont mises en travers de mon chemin. Je me reprends aujourd'hui, et avec la cochonceté la plus difficile à photographier de tous les temps (à ce jour, en tout cas)! Rien à faire, c'est flou et on ne voit rien, peu importe l'angle, le zoom, la distance. Frustation soudaine chez la blogueuse, qui songe à prendre des cours de photographie!

Mais revenons à nos moutons. Au départ, j'allais vous faire le petit pot de crème au chocolat, caramel et sel de Maldon de Patrice Demers, dont j'ai trouvé la recette sur internet. Je suis même allée le goûter à nouveau, au Newtown, nouvel antre de cet excellent chef pâtissier.*

J'ai toutefois changé d'idée quand je suis revenue à la maison avec de grosses figues prêtes à donner leur vie pour finir dans de jolies verrines... Finalement, il semble que j'avais raison, car les abonnés du blogue qui ont pu y goûter me sont revenus avec un verdict très favorable :)

Cette recette suffit pour 12 petits pots Mason.

1. La crème au chocolat
Pour cette étape, on suit les instructions de Patrice Demers, sur le site Recettes de chef. Pour voir sa recette, cliquez ici.

2. Le crumble au chocolat
Encore une fois, on écoute attentivement les directives du maître. Pour voir sa recette, cliquez ici.

3. Le caramel de figues
10 à 12 figues fraîches entières mais équeutées
300 g de sucre
1/2 de tasse d'eau
Le jus et le zeste d'un citron

Faire chauffer l'eau pour y faire fondre le sucre, puis déposer les figues entières, poser le couvercle et amener à ébullition.

On fait comme pour une confiture, mais en laissant le tout cuire plus longtemps. Il faut que ça caramélise bien comme il faut avant qu'on passe le tout dans le mélanger.

Laisser bouillir à feu moyen, en surveillant de près pour ne pas que ça déborde. Il faut que ça cuise de 45 minutes à 1 h, ou jusqu'à ce qu'on se retrouve avec des figues cuites dans le caramel. Une fois que c'est cuit, laisser tiédir pendant une quinzaine de minutes, puis en faire une pâte dans le mélangeur.

4. La crème fouettée
1 tasse de crème à fouetter
2 c. à soupe de sucre à glacer

Ce bout-là, vous savez comment le faire...

Et voilà, assemblez le tout et servez à vos convives!

*Critique du resto à venir vers la mi-septembre. J'ai tant d'autres choses à vous raconter d'ici là...

samedi 22 août 2009

Tarte à la tomate, au chèvre et au pesto

La 8e merveille du monde est sans conteste le climatiseur. Grâce à lui, j'ai pu préparer cette tarte pour mes parents, par une chaude journée de la mi-août. C'était l'occasion d'essayer les vraies de vraies herbes de Provences ramenées... de Provence par mon amie Françoise: un petit plus pour le plat! Dommage que l'internet en odorama n'existe pas encore, car vous auriez sans doute apprécié ce message encore plus...

Le site Gustave.tv a sa recette (pour la voir, cliquez ici), mais je vous propose la mienne, qui intègre en plus des oignons et des herbes.

Ingrédients (pour 4 à 6 portions)
Pâte feuilletée (un paquet de chez Pain doré, c'est parfait)
Farine pour empêcher que la pâte colle sur le plan de travail et la plaque
1 gros oignon en lanières d'à peu près 0,5 cm de largeur
1 panier de tomates cerises, ou 4 à 5 grosses tomates, découpées en petits morceaux, la majorité de l'eau de végétation enlevée
Un peu d'huile d'olive
75 à 100 g de fromage de chèvre
Herbes de provence
2 c. à table de pesto, comme celui dont je vous parlais mardi (pour voir la recette, cliquez ici)
1 oeuf fouetté avec quelques gouttes d'eau

Vous pourriez aussi ajouter des olives noires, suggère ma maman.

Marche à suivre
Préchauffer le four à 350 degrés Farenheit.

Sur un plan de travail fariné, abaisser la pâte pour obtenir un rectangle assez grand pour votre plaque. Transférez ensuite la pâte sur la plaque farinée, en prenant soin de créer un rebord surélevé. Piquez la pâte un peu partout avec une fourchette et appliquez, au pinceau à pâtisserie, un peu de votre dorure à l'oeuf sur toute sa surface.

Passez la pâte au four pendant 10 à 15 minutes, pour la faire lever et dorer.

Pendant ce temps, chauffez l'huile d'olive dans une poêle. Faites d'abord revenir les oignons, pendant une dizaine de minutes. Vous pouvez les laisser colorer un peu, ça donnera du goût. Ajoutez les tomates et les herbes de Provence, puis laissez cuire environ 5 minutes. Retirer du feu.

Une fois la pâte sortie du four, laissez la reposer cinq minutes.

Étalez-y le pesto, puis le mélange d'oignon et de tomates.

Disposez ensuite les morceaux de chèvre un peu partout sur la surface (et les olives, si vous en avez).

Vous pourriez aussi saupoudrer un peu de parmesan sur la tarte.

Enfourner à nouveau pendant une dizaine de minutes, le temps de réchauffer le tout et de laisser le fromage se délier un peu.

Servir avec une salade et un petit verre de rosé, par un beau dimanche d'été ;)

jeudi 20 août 2009

Omelette aux pignons


C'est rare que je mets des noix dans une omelette. Or, si l'on en croit l'historien Clifford A. Wright, valeureux auteur de la brique A Mediterranean Feast - qui recense en 815 pages tapées serrées l'histoire de la cuisine autour de la Méditerranée -, l'omelette aux pignons serait une très ancienne spécialité du Languedoc, mais aussi au Liban, où l'on y ajoute parfois oignons et persil. Heureux hasard, je me suis récemment retrouvée avec une pochetée de pignons ayant échappé au robot culinaire le jour du pesto, ainsi que du persil, des oignons... et des oeufs. Il ne me restait plus qu'à improviser un peu, le livre n'expliquant pas ce qu'on devait faire avec les ajouts libanais!

Verdict de Djoulaye: les pignons rôtis donnent du oumpf à l'omelette, qui est tout sauf plate dans cette version.

Ingrédients (pour deux portions)
4 oeufs battus
2 c. à soupe d'huile d'olive ou de beurre
4 c. à soupe de pignons (noix de pin)
Une grosse poignée de feuilles de persil plat, hachées grossièrement
Le quart d'un oignon blanc ou jaune, ciselé
Sel et poivre

Marche à suivre
Il faut d'abord rôtir les pignons, à sec, dans la poêle antiadhésive que vous utiliserez pour cuire l'omelette. Ça devrait prendre 2 ou trois minutes à feu moyen-élevé (surveillez bien et remuez la poêle de temps en temps, car ça brûle facilement). Réserver.

Diminuer le feu un tout petit peu, puis faire fondre le beurre ou chauffer l'huile dans la poêle.

Ajouter les oignons et laisser suer quelques minutes. Vous pouvez aussi les faire colorer un peu, pour donner du goût.

Pendant ce temps, mélangez l'oeuf et le persil. Assaisonnez de sel et de poivre.

Une fois que les oignons sont cuits, remettre les pignons dans la poêle et répartir ce mélange aussi uniformément que possible sur toute la surface.

Verser le mélange d'oeuf et de persil par-dessus, et laisser cuire sans remuer. Il faudra quelques minutes, peut-être 5 ou 6. Une fois que le dessous est bien pris et qu'il reste juste un peu d'oeuf non cuit à la surface, vous pourrez retourner l'omelette doucement, à l'aide d'une spatule (ou en la lançant dans les airs, mais là, you're on your own, je ne peux pas vous dire comment faire...)

mardi 18 août 2009

Pâtes au pesto et aux tomates cerises

Ça y est, le marché déborde de toutes sortes de bonnes affaires. Il y a même un sympathique producteur de fines herbes de Blainville qui débarque au marché Jean-Talon avec d'immenses bottes de basilic, exactement comme celles dont je rêve, la nuit. Quand j'ai vu ça, je n'ai pas pu m'empêcher d'en ramasser une pour cuisiner un pesto.

À trois kiosques de là, il y avait une gentille dame qui vantait les mérites de ses tomates cerises rouges et jaunes. Elle n'a pas eu un bien grand discours à faire avant que je décide de m'en procurer un paquet, et puis trois beaux oignons aussi, imaginant le magnifique plat de pâtes qui naîtrait de ce butin.

J'ai appris à faire le pesto dans un cours de cuisine italienne, il y a cinq ou six ans. C'est d'une simplicité! Voici ma version, avec juste les ingrédients de base, et pas de flafla.

Ingrédients du pesto
Une centaine de feuilles de basilic bien lavées et asséchées
40 g de noix de pin rôties (à sec, dans un poêle, c'est parfait -- mais surveillez bien, ça brûle vite)
6 gousses d'ail dégermées
1/2 tasse de parmesan râpé fin
1/4 de tasse + 2 c. à soupe d'huile d'olive
Sel et poivre au goût

Marche à suivre
Au robot culinaire, faire une pâte avec le basilic, les noix de pin et l'ail.

Ajouter l'huile d'olive en un mince filet, pendant que le robot fonctionne.

Verser le pesto dans un bol. Ajouter le parmesan et brasser. Puis, saler et poiver au goût.

Ingrédients pour les pâtes (2 portions)
200 g de pâtes courtes
Une quinzaine de tomates cerises en demies ou en quartiers, épépinées
1/2 oignon blanc ou jaune
2 c. à table de tasse de ricotta légère
2 c. à table de pesto
Un peu d'huile d'olive
Sel et poivre au goût

Marche à suivre
Mettre de l'eau à bouillir pour pouvoir cuire les pâtes pendant que vous préparez le reste. Ce sera prêt en quelques minutes seulement.

Chauffer l'huile dans une poêle, puis sauter les oignons pendant quelques minutes pour les faire colorer un peu. Ajouter les tomates et sauter pendant trois ou quatre minutes. Saler et poivrer au goût.

Égoutter les pâtes, mais conserver à part un peu d'eau de cuisson. Remettre les nouilles dans la casserole.

Ajouter le pesto, et brasser. Vous pouvez utiliser l'eau de cuisson pour vous aider à bien mélanger le tout. Ajouter les tomates et les oignons, puis brasser à nouveau.

Servir dans des bols chauds, avec un peu de ricotta.

La bonne nouvelle, c'est qu'il reste encore pas mal de pesto. Je vous reviens dans quelques jours avec une autre recette, ma tarte à la tomate et au chèvre...

samedi 15 août 2009

Djoulaye's hard lemonade


Avez-vous remarqué? Il fait beau au Québec! Et ça fait des jours que ça dure! Célébrons, ce week-end, avec la limonade «spikée» de votre humble serviteuse (servitrice? servante?). Vous m'en donnerez des nouvelles, une fois que vous aurez dégrisé :)

Mon amie Françoise adore une concoction qu'on ne trouve qu'en Ontario, la «Mike's hard lemonade». Voici donc mon hommage à ce nectar des dieux. Ça ne goûtera absolument pas la même chose, et en plus j'ose le rose, ce qui donne un espèce de pseudo cosmo. Mais bon, il faut que la personnalité de la barmaid triomphe un peu...

Ingrédients
Le jus de 8 à 10 citrons
Le zeste de 2 de ces citrons
2 tasses de jus de canneberges froid
3 1/2 à 4 1 /2 tasses d'eau froide
1/2 tasse de sucre
De la glace
1 1/2 à 2 tasses de vodka (selon l'effet désiré sur la personne aimée)

Étapes
Il faut commencer quelques heures avant de servir les cocktails, car il faudra que le sirop refroidisse. Pour le préparer, versez le sucre et 1/2 tasse d'eau dans une petite casserole. Faites chauffer et brassez un peu. Il faut que le sucre disparaisse. Retirez du feu et refroidissez au frigo pendant une heure ou deux.

Une fois que le sirop est froid, versez-le dans un grand bol ou un grand pichet avec le jus et les zestes de citron, ainsi que le jus de canneberge. Mélangez.

Versez deux tasses d'eau, puis goûtez. Ajoutez graduellement l'eau qui reste, pour ne pas noyer le goût des autres ingrédients. La force des citrons et du jus de canneberge influencera la quantité d'eau que vous mettrez au total, mais visez 3 à 4 tasses au total.

Ajoutez maintenant la vodka (au goût). Mélangez bien avant de servir, c'est même une bonne idée de jouer du shaker, car les zestes ont tendance à s'accumuler au fond. N'oubliez pas la glace: c'est meilleur quand c'est très froid!

Voilà, vous êtes prêt pour le garden party ;)